— Que buvez-vous ? je m’informe poliment.
— Comme vous, dit-elle.
— Moi ce sera du whisky…
— Moi aussi…
— Moi c’est un double.
— Alors deux doubles…
— Votre petit cœur est à l’envers ?
— Il y a de ça, oui…
Le barman nous présente deux verres dans lesquels il a laissé juste assez de place pour un cube de glace. Nous buvons avec délectation… Une musique douce joue en sourdine un petit air qui ne vient pas d’Amérique mais bel et bien de France… Ça me fait presque autant de bien que l’alcool…
— Si on téléphonait ? je suggère… Remarquez, rien ne presse, au point où en sont les choses…