Elle saute de son tabouret.
— Suivez-moi.
Nous pénétrons dans une étroite cabine au fond de l’établissement.
— Vous allez demander Scotland Yard, fais-je. Une fois que vous l’aurez, réclamez l’inspecteur Brandon, pour le commissaire San-Antonio. Je lui parlerai moi-même : il comprend ma belle langue.
Grace approuve. Elle se met à jacter à la standardiste.
Dans cette étroite cage de bois je me sens tout chose. La chaleur de la fille, son discret parfum, son odeur de blonde me montent directo dans le mirador.
Nos deux corps sont pressés l’un contre l’autre et je sens que si la communication tarde, il va arriver quelque chose dont la conclusion pourrait bien être une tarte sur la gueule du San-Antonio des familles.
Grace parle, se tait, jette un mot à nouveau… Sans doute, au Yard, lui dit-on de patienter…
Enfin, elle me tend l’écouteur.
La passoire d’ébonite a l’odeur de son rouge à lèvres… L’odeur de son haleine…