« Choisis ton arbre, lui dit-il. Pour ma part, je te conseille cette yeuse, qui est tout à fait agréable et où tu seras très-bien. »
Le Syrien se débattit en hurlant, pendant qu’on le traînait vers l’yeuse.
« Cet homme est étrange, remarqua Gisgon. Il ne veut pas être pendu. Voyons, homme, pourquoi ne veux-tu pas être pendu ? On est très à l’aise quand on est pendu ; on use beaucoup moins de souliers.
— Voilà, dit Himilcon quand on fut sous l’arbre. Amarrez-le par le cou à cette manœuvre dormante, et mettez une fin à sa navigation sur cette terre. »
Quelques instants après, le corps inerte du misérable Hazaël se balançait à une branche.
« En route, dis-je tout de suite. Le compte de l’un est réglé.
— Et j’espère que celui de l’autre ne tardera pas à l’être, » conclut Hannibal.
Notre troupe s’ébranla et se mit en marche vers le Bétis.