— Votre volonté est ma loi, répondis-je.
— Mais d’abord, me dit-elle, si tes gens et tes navires, et toi vous n’êtes pas trop fatigués, veux-tu faire un voyage à mon service ?
— Quel est-il, ô reine ? demandai-je.
— J’ai appris que le roi de Babylone, d’Assur et d’Accad marche avec une puissante armée, pour soumettre les peuples de l’embouchure de l’Euphrate, qui se sont révoltés contre lui. Tu lui porteras des lettres et des présents et tu le salueras de ma part.
— Je le ferai volontiers, ô reine ! répondis-je, d’autant que le voyage d’ici à l’embouchure de l’Euphrate n’est pas des plus longs, ni des plus difficiles.
— Va donc, dit la reine en souriant, et je te récompenserai comme il convient. »
Je me prosternai devant elle, et je sortis vers les miens. Une heure après, je m’embarquai, après avoir pris congé d’Ettbal, qui retournait à Sidon par Hetsion-Guéber et le canal du Pharaon.
Je me prosternai devant la reine.