— Est-ce que tu t’imaginais que je voulais te garder ? lui répondis-je en riant. Qu’est-ce que j’aurais fait de toi ?

— Oh ! dit le Terrible, un homme est un homme, et chacun aime se venger. Je t’avais fait bien peur, et j’avais été très-injuste envers toi. Tu me tenais, tu me lâches. C’est bien.

— Tu ne me lâcherais pas, toi, si tu me tenais, » repris-je à mon tour.

Le Balazou sourit.

« Il faut baiser la main qu’on ne peut couper, » dit-il.

Je fis ostensiblement, devant lui, garnir nos machines de traits et de pierres, puis je le mis à terre avec toutes sortes de respects. Avant de s’en aller, il demanda encore à Bicri s’il voulait entrer à son service. Décidément le Balazou était entêté. L’archer refusa tranquillement.

XXIII

Où nous réglons nos comptes avec Bodmilcar.