ÉTAT (FAIRE).
| Locut. vic. | On fait peu d’état de ce magistrat. |
| Locut. corr. | On fait peu de cas de ce magistrat. |
Cette expression est quelquefois employée, en deux sens différens, dans des phrases qui ont aujourd’hui quelque chose de trop vague pour être tolérées. «Je fais beaucoup d’état de M. votre frère. Je fais état qu’il y a plus de cent mille ames à Lyon (Gattel). Dans la première de ces phrases d’exemple, je fais état est un archaïsme qui ne paraît pas fort important à renouveler. Dans la seconde, c’est une locution barbare et inadmissible.» (Ch. Nodier, Examen Crit. des Dict.)
M. Gattel aurait dû dire: Je fais beaucoup de cas de M. votre frère; et Je pense, je présume qu’il y a plus de cent mille ames à Lyon. Écrivons et parlons selon l’esprit de notre langue, c’est-à-dire avec netteté. Nous ne manquons pas d’équivalens pour remplacer les locutions proscrites par le goût ou par l’usage, qui, notons-le en passant, sont deux autorités tout-à-fait distinctes.
ÉTHIQUE.
| Orth. vic. | Un cheval éthique. |
| Orth. corr. | Un cheval étique. |
Éthique est un substantif féminin qui signifie morale: la logique, l’éthique, etc. Étique est un adjectif qui signifie maigre, desséché, etc.