| Locut. vic. | Vous aurez le foua. | |
| On l’a fouaté. | ||
| Locut. corr. | Vous aurez le fouè. | |
| On l’a fouèté. | ||
L’usage, nous le reconnaissons, veut que l’on prononce foua, mais comme il veut aussi que l’on prononce fouèter, et qu’il y a ici une contradiction choquante, nous croyons, pour la faire disparaître, devoir adopter le sentiment de Wailly, de Féraud et de plusieurs autres grammairiens, qui auront sans doute pensé que les deux lettres et prenant le son de l’a, étaient une anomalie à l’introduction de laquelle il fallait s’opposer.
FRAICHE (A LA).
| Locut. vic. | Nous marcherons à la fraîche. |
| Locut. corr. | Nous marcherons au frais. |
A la fraîche est un barbarisme de marchand de coco.
FRANC.
| Locut. vic. | J’ai reçu votre lettre franc de port. | |
| L’ordre de la franc-maçonnerie. | ||
| Locut. corr. | J’ai reçu votre lettre franche de port. | |
| L’ordre de la franche-maçonnerie. | ||
L’adjectif franc est fort souvent employé sans aucun égard pour la règle de l’accord, et nous sommes étonné de voir que les grammairiens ne se soient pas plus occupés de relever cette faute. Il est cependant bien évident qu’une lettre ne peut être franc de port, mais franche de port, et que, dans le mot composé franche-maçonnerie, il est tout aussi nécessaire de mettre l’adjectif franc au féminin, parce qu’il qualifie un substantif féminin, qu’il l’est de mettre ce même adjectif au masculin pluriel, quand on dit les francs-maçons, parce que c’est à un substantif masculin pluriel qu’il se rapporte ici.