HUSSARD, HUZARD, HOUSSARD, HOUZARD.

Locut. vic.Le 1er régiment de hussards, de huzards, de houssards.
Locut. corr.Le 1er régiment de houzards.

De ces quatre orthographes la première et la dernière sont les seules qui soient bien usitées. Nous ferons remarquer que la dernière semble devoir être préférée, par la raison qu’elle est adoptée par les militaires, surtout par ceux qu’elle désigne spécialement, et qu’elle a de plus l’avantage de conserver les traces de son étymologie. La houze, en vieux français, était la guêtre, selon quelques auteurs, et la botte, selon d’autres, que mettait l’homme de guerre. Se houzer signifiait donc se chausser. On disait aussi houzeau pour houze, comme on peut le voir par ce vers de La Fontaine:

Mais le pauvret, ce coup, y laissa ses houseaux.

(Fable 23, liv. XII.)

Le mot hussard a pour lui l’autorité de l’usage écrit; l’Académie dit hussard, et tous les dictionnaires l’imitent. L’usage parlé est pour houzard; or ce dernier usage est évidemment le plus ancien: c’est donc au premier de céder; et nous croyons réellement qu’il en viendra là un jour.


HUSTUBERLU.

Locut. vic.Vous êtes un hustuberlu.
Locut. corr.Vous êtes un hurluberlu.

L’Académie donne ce mot comme adverbe, comme adjectif, et comme substantif. Ce n’est guère que comme adjectif et surtout comme substantif, qu’on l’emploie ordinairement. Trévoux écrit hurlubrelu.