Locut. vic.Vous aurez du mal à l’entendre.
Locut. corr.Vous aurez de la peine à l’entendre.

«Beaucoup de personnes disent: j’ai cherché long-temps ce livre, j’ai eu bien du mal à le trouver; il a eu bien du mal à se procurer votre adresse; ces façons de parler sont de véritables solécismes. On doit employer le mot peine dans ces phrases: j’ai cherché long-temps ce livre, j’ai eu bien de la peine à le trouver; il a eu bien de la peine à se procurer votre adresse.

«Mal éveille une idée de souffrance physique, et par conséquent ne saurait convenir à des phrases où l’on ne veut exprimer qu’une idée d’embarras, de difficulté.» (Chapsal. Nouv. dict. grammatical.)

On trouve les exemples suivans dans le Dict. de l’Académie: Il a eu bien du mal à l’armée. On a trop de mal chez ce maître-là. Il a bien du mal à gagner sa vie. Nous ne croyons pas que ces exemples détruisent ce qu’établit M. Chapsal, car il est facile de voir que le mot de mal y réveille toujours jusqu’à un certain point l’idée de souffrance physique.


MALADIE (FAIRE UNE). Voyez [FAIRE].


MALGRÉ.

Locut. vic.Je fus forcé de sortir malgré moi.
Locut. corr.Je fus forcé de sortir.

Le pléonasme que produit l’expression malgré moi dans notre phrase d’exemple, est trop évident pour que nous fassions là-dessus la moindre réflexion.