On trouve dans Buffon perclue pour percluse, mais, comme le remarque fort bien M. Girault-Duvivier, il est possible que cette faute provienne de l’imprimeur.
PÉRIR.
| Locut. vic. | L’humidité a péri ma tapisserie. | |
| Mon frère est péri en Russie. | ||
| Locut. corr. | L’humidité a gâté ma tapisserie. | |
| Mon frère a péri en Russie. | ||
Périr ne peut jamais être employé comme verbe actif. Aussi cette autre phrase est-elle condamnable: ces hommes se sont péris de désespoir. Il faut se sont suicidés.
«Si je voulais parler de personnes qui n’existent plus je dirais: elles sont péries, parce qu’alors c’est de l’état des personnes qui ont été, et qui n’existent plus, que ma pensée est occupée; mais si je voulais désigner l’époque où elles ont cessé d’exister, ou la manière dont elles ont perdu la vie, je me servirais de l’auxiliaire avoir, et je dirais: elles ont péri en l’année 1800. Elles ont péri dans un combat. Elles ont péri dans les flots, parce qu’alors je pense à une action.» (Girault-Duvivier, Gramm. des gramm.)
PERMESSE.
| Locut. vic. | Les hauteurs du Permesse lui sont connues. |
| Locut. corr. | Les rives du Permesse lui sont connues. |
Le Permesse est une petite rivière de la Béotie, qui prend sa source dans l’Hélicon.