PORRÉE.

Locut. vic.Cette porrée ne vaut rien.
Locut. corr.Cette poirée ne vaut rien.

Il faut dire poirée, parce que cette plante potagère, qu’on nomme aussi bette, emprunte son nom à la forme de sa feuille qui ressemble à la poire.


PORTE-PARIS.

Locut. vic.Je vais à la Porte-Paris.
Locut. corr.Je vais à l’Apport-Paris.

On lit dans Trévoux, à l’article apport: «Lieu public, espèce de marché où on apporte des marchandises pour vendre. A Paris, il y a deux apports: l’apport Baudoyer vers Saint-Gervais, et l’apport de Paris au grand Châtelet. Le peuple, par corruption, les appelle porte Baudets et porte de Paris[2]

[2] Et bien plus souvent Porte-Paris.

Tous nos lexicographes prétendent que l’on doit dire: l’Apport de Paris; nous croyons que la préposition est ici de trop, si l’on tient du moins à conserver cette vieille dénomination d’un quartier de Paris, absolument telle qu’elle existait autrefois. La préposition de n’a pas toujours été nécessaire dans notre langue, pour marquer les rapports qu’elle exprime aujourd’hui entre deux substantifs. Mille exemples pourraient le prouver; nous ne donnerons que les suivans: