SABLIÈRE.

Locut. vic.Mettez de la poudre dans ma sablière.
Locut. corr.Mettez de la poudre dans mon sablier.

Une sablière est un lieu d’où l’on tire du sable.

Un sablier est un petit vaisseau contenant du sable pour sécher l’écriture.

Un sablier est encore une horloge de verre qui mesure le temps par le sable qu’on y renferme. L’Académie dit que le mot sable est plus usité en ce sens que le mot sablier: Ce sable n’est pas juste. Nous la croyons dans l’erreur.


SACHE, SACHONS.

Locut. vic.Je ne sache pas qu’il soit arrivé.
Locut. corr.Il n’est pas arrivé, que je sache.

Rien n’est plus irrégulier et plus ridicule que ce subjonctif: je ne sache pas, nous ne sachons pas, au commencement d’une phrase, quand rien ne le demande là, quand tout s’oppose à ce qu’il y soit, et qu’il est d’ailleurs si facile de le mettre à une place plus convenable, sans changer en aucune façon la valeur de la phrase. Un de nos bons grammairiens modernes a écrit: «On dit aussi: Je ne sais pas qu’il vient tous les jours, dans le sens de: je suis censé ne pas savoir, ou l’on a voulu me laisser ignorer, on ne m’a pas dit, etc.; mais si l’on veut exprimer une véritable ignorance, on dira: Je ne sache pas qu’il vienne, etc.»

Nous sommes tout-à-fait de l’avis de ce grammairien; quand on voudra faire preuve d’une véritable ignorance on dira: nous ne sachons pas.