WISK.

Locut. vic.Faisons une partie de Wisk.
Locut. corr.Faisons une partie de Whist.

Nous préférons la dernière orthographe, suivie par Boiste, à la première, qui est celle de l’Académie, parce que nous sommes assez disposé à reconnaître l’étymologie généralement assignée à ce mot. Whist dérive de l’interjection anglaise Whist! silence! Dans tous les cas, ce nom de jeu s’écrit ainsi en anglais, et cela doit nous suffire pour en déterminer l’orthographe; car il est, nous croyons, reconnu que nous avons emprunté et le jeu et son nom à l’Angleterre. La question d’étymologie est donc purement ici de la compétence du philologue Bayley, c’est-à-dire du Ménage anglais.


Y.

Locut. vic. Plaignez le malheureux qui n’y voit goutte.
Je crois qu’il y ira.
Locut. corr. Plaignez le malheureux qui ne voit goutte.
Je crois qu’il ira.

L’Y doit être supprimé dans ces deux phrases. Dans la première, il est complètement inutile, parce que ne voir goutte signifie là tout autant que n’y voir goutte. Mais si l’y est superflu dans la première phrase, il n’en est pas de même dans la seconde, et si on le retranche ici, c’est uniquement pour éviter un hiatus assez désagréable, quoiqu’on en ait trouvé des exemples dans le correct et élégant Fénelon.

«Quand le verbe qui suit le pronom y, dit Laveaux, commence par un i, on supprime ce pronom pour éviter la rencontre des deux i, qui formeraient un son désagréable. Ainsi, au lieu de dire: il m’a dit qu’il y irait, on dit: il m’a dit qu’il irait.» (Dict. des diff.)

Si l’on voulait dire que quelqu’un ne comprend rien à une affaire, on dirait cependant: il n’y voit goutte, parce que cette phrase équivaudrait ici à: il ne voit goutte à cela, là-dedans.