Locut. vic.Le livre des cent et un.
Locut. corr.Le livre des cent un.

La raison, l’analogie et l’usage veulent que l’on dise cent un. La raison: car si des mots doivent être courts, ce doit être, sans contredit, les noms de nombre. Destinés à seconder une opération de l’esprit qui se fait habituellement, ou doit se faire, du moins, avec promptitude, ces mots ont besoin de pouvoir être énoncés rapidement.

L’analogie: puisqu’on dit cent deux, cent trois, cent quatre, vingt-un, quarante-un, quatre-vingt-un, quatre-vingt-onze.

Quant à l’usage, nous en appelons à nos lecteurs. Ont-ils jamais entendu prononcer cent et un hommes? Ne dit-on pas cent un hommes?

L’orientaliste Galland a intitulé un de ses ouvrages: les Mille et une Nuits. Voilà probablement ce qui aura induit en erreur l’éditeur du livre des Cent et un. Mais il ne fallait voir là qu’une exception; et ce qui nous paraît le prouver, c’est qu’on écrit mille un francs, deux mille un tonneaux, trois mille un cavaliers.

Prononcez cen-hun, et non cen-tun.


CHACUN.

Locut. vic. Ils bâtirent, chacun de son côté, une petite maison.
Ils bâtirent une petite maison, chacun de leur côté.
Locut. corr. Ils bâtirent, chacun de leur côté, une petite maison.
Ils bâtirent une petite maison, chacun de son côté.

—Quand chacun est placé avant le régime du verbe, on emploie leur, leurs.