Vers 7670-7707. Ce que l'auteur dit ici de la peine portée contre le larron surpris avec son vol est tiré du IVe livre des Instituts de l'empereur Justinien, titulo 1° De obligationibus quae ex delicto nascuntur, où on lit, art. 5: Poena manifesti furti quadrupli est, tam ex servi, quam ex liberi personâ, nec manifesti dupli.

Ainsi, un voleur pris en flagrant délit étoit obligé de rendre la chose dérobée, et le quadruple de sa valeur. S'il n'étoit pas trouvé saisi du vol, et qu'il y eût tant de preuves contre lui qu'il n'en pût disconvenir, outre le larcin, il falloit encore payer le double.

[p.424] Cet usage est aboli en France, où l'action qu'on a contre le voleur est criminelle; et suivant la nature de la chose dérobée et les circonstances, il est puni plus ou moins sévèrement, par la mort, par le bannissement, par les galères, par le fouet ou par la marque d'un fer rouge. (Lantin de Damerey.)

Note 60, pages [216]-[217].

Vers 7682-7719. Tarse, ancienne capitale de la Cilicie, près de l'embouchure du Cydnus dans la Méditerranée. C'est là qu'Alexandre faillit périr après s'être baigné dans les eaux glacées du Cydnus. Cette ville fait aujourd'hui partie du pachalik d'Adana.

Note 61, pages [218]-[219].

Vers 7714-7750. Cette comparaison et la pensée qui précède sont assez obscures, ou tout au moins fort mal présentées. L'auteur veut dire: Jalousie prétend garder pour elle seule Bel-Accueil et ses charmes, comme l'avare son or; c'est sottise. En effet, qui obtient les faveurs d'une femme ne fait tort à personne. Allumer sa chandelle à celle d'un autre, est-ce lui faire tort? Pour un peu, Jehan de Meung dirait: Séduire la femme, c'est faire beaucoup d'honneur au mari. Mais il se contente d'affirmer que ce n'est pas lui faire tort, les charmes de la femme n'augmentant point à ne pas servir, pas plus que l'or au fond d'un sac. Petite économie!

[p.425]

Note 62, pages [218]-[219].

Vers 7737-7771. (Voir la note 17 du tome I.)