En donnant le bon à tirer, nous avions changé le dernier vers par celui-ci:
En dessous les minant sans cesse,
qui rendait mieux la pensée de l'auteur et était plus correct. L'imprimeur tira sans faire la correction. Un seul des deux exemplaires sur peau de vélin put être corrigé à temps. Du reste, on n'était pas si scrupuleux au XIIIe siècle, comme on en peut juger par le Roman de la Rose, en particulier.
Vers 4508-4520. Sire, s.m., selon Guillaume Budé, vient du latin herus. Pasquier le dérive du mot χύριος.
Les anciens, en parlant de Dieu, l'appeloient Sire.
Le titre de sire ne se donnoit autrefois qu'à Dieu; mais, dans la suite, les peuples, qui regardent les rois comme ce qui approche le plus de la Divinité, leur donnèrent le nom de Sire. Les grands seigneurs s'arrogèrent aussi ce surnom; nous avons des maisons qui affectent de le prendre: le sire de Pont, le sire de Montmorency, le sire de Coucy. On disoit de ce dernier:
Je ne suis roy ne prince aussi,
Je suis le sire de Coucy.
Enfin, ce titre devint si commun, qu'on le donnoit aux marchands.