Et par un décret du concile de Clermont en Auvergne, tenu l'an 544, il fut enjoint aux prêtres d'avertir leurs paroissiens de recevoir les passants, et de ne pas leur vendre les vivres plus cher qu'au marché.
Enfin, ce devoir de charité envers les étrangers étoit si fort recommandé, que la règle de saint Benoît, chap. 53, porte: Frangatur jejunium propter hospitem à priore, si ce n'est pas un jour de jeûne principal ou ecclésiastique. Si enim quoslibet advenientes jejunio intermisso reficio, non solvo jejunium, sed impleo charitatis officium, dit saint Prosper, lib. 2, de Vitâ contemplativâ.
Le livre des Usages de Cîteaux, chap. 20, suppose aussi que l'abbé doit rompre le jeûne en faveur de ses hôtes.
Anciennement on n'avoit pas des auberges comme à présent; il falloit aller loger chez des particuliers; chacun savoit où il trouverait un gîte; on se rendoit la pareille dans l'occasion.
[p.400] Les anciens, comme le remarque Plaute, donnoient la moitié d'une pièce de monnoie, ou d'une autre marque qu'on appeloit tessera; celui qui la portoit étoit reçu comme un ami de la maison ou comme un ancien hôte; on la conservoit précieusement, et elle passoit des pères aux enfants. Ce droit d'hospitalité avoit donné lieu à l'établissement des hôpitaux, en faveur des passants qui n'avoient point de connoissance dans les endroits où leurs affaires les appeloient: ces maisons publiques leur servoient de retraites; mais dans la suite les hôpitaux, en Europe, sont devenus la retraite des seuls pauvres, comme l'observe Borel. (Lantin de Damerey.)
Vers 4992-5008. Quoi justum est petito, etc.
Vers 5058-5073. Cers ramages. M. Francisque Michel traduit par cerf sauvage. Ramages signifie bien généralement sauvage, habitant des bois; mais quand il s'applique au cerf, il dit: Cerf qui a son bois, cerf ramé: Cervus ramagius, cervus ramosis cornibus ornatus, cui cornua enascuntur, dit Du Cange dans son Glossaire.