Vers 12322. L'original porte savoit; c'est évidemment une erreur. Elle est reproduite par M. Francisque Michel.
Vers 12346-12450. Si je mets une note ici, cher lecteur, c'est uniquement pour vous permettre de souffler après une phrase pareille.
Vers 12347-12451. Tout ce passage, jusqu'au vers 12457-12559, a dû être rajouté après coup.
Vers 12362-12466. Évangile pardurable; voici ce que dit Henri-Étienne, au chap. 38 de l'Apologie d'Hérodote, de ce livre fameux, aujourd'hui complètement perdu:
«Les Jacobins et les Cordeliers, sur les mémoires de l'abbé Joachim et sur les visions d'un carme nommé Cyrille, firent un livre intitulé l'Évangile éternel, ou du Saint-Esprit, dont le but étoit de [p.435]prouver que l'état de grâce ne procédoit pas de la loi de l'Évangile, mais de la loi de l'esprit. C'est avec de telles armes que ces religieux mendians voulurent combattre l'hérésie des Vaudois ou pauvres de Lyon, dont fut auteur un Jean le Vauldois, qui vivoit en 1170. Alexandre IV, comme le raconte Platine, fit brûler l'Évangile pardurable. Guillaume de Saint-Amour, au nom de l'Université de Paris, s'éleva beaucoup contre cet ouvrage, que ses auteurs disoient être autant au-dessus de l'Évangile de Jésus-Christ que le soleil est supérieur à la lune par sa clarté.» (Lantin de Damerey.)
Vers 12368-12473. Il y avoit auprès de Notre-Dame une école qu'Abaylard appeloit Schola Parisiaca. Les écoliers en étoient devenus si nombreux, que les chanoines de Notre-Dame s'en trouvèrent incommodés, et en 1257, ces écoles, qui étoient au septentrion, furent transférées au midi, entre le palais épiscopal et l'Hôtel-Dieu. (Lantin de Damerey.)