Vers 15108-15277.
Que de pex ne m'amonestast.
M. Francisque Michel traduit par pieu, bâton. Assurément il n'a pas lu la phrase. Cette traduction serait absurde ici. Le poète dit: «Tant d'avanies m'eût il fait, il fallait qu'il implorât la paix.» M. Fr. Michel s'est laissé tromper par l'apparence: pex et pez figurant à deux vers de distance, il a pu croire que c'étaient deux mots différents.
Note 95, page [318].
Vers 15281. Ce vers est faux; il faudrait défaillirent.
Note 96, pages [320]-[321]. [p.463]
Vers 15296-15468. As gans. M. Francisque Michel traduit: aux gens. C'est faute de réflexion. En effet, comment expliquer l'exclamation de l'Amant: as gans! Elle serait plus que ridicule.
As gans peut se traduire, selon Lantin de Damerey, par: à propos. C'est la version que nous avons adoptée. Toutefois, à propos ne traduit pas exactement la pensée de l'auteur. En effet, gans signifie la récompense ou la gratification qu'on donnait à un serviteur quand il apportait un présent ou une bonne nouvelle: Je vous doi vos gans, dit le roi Perceforest au valet qui lui amène un destrier de la part de sa maîtresse. Venir as gans veut ici proprement dire: venir réclamer la récompense promise. Aussi l'Amant répond par un feu roulant de promesses.