Appellès, peintre célèbre, florissait vers 332 avant J.-C. C'était un travailleur infatigable. Il vécut à la cour d'Alexandre-le-Grand, dont il fut le peintre favori. Ce monarque ne voulut qu'aucun autre peintre ne fit son portrait, et avait conçu pour lui une amitié si vive qu'il consentit à lui céder la belle Campaspe, sa maîtresse, dont Apellès était devenu éperdument amoureux.
Note 8, page [20].
Vers 16846. Appelés est une licence pour rimer avec Appellès. Lisez appelle ou appellerai.
Vers 16849-17055. Mirrhon, excellent statuaire, qui vivoit sous la LXXXIVe olympiade, 310 ans [p.382] avant la fondation de Rome. Une vache qu'il représenta en cuivre le rendit très-célèbre et donna lieu à plusieurs épigrammes grecques qui sont au livre IV de l'Anthologie.
Polyclète, sculpteur habile, vivoit sous la LXXXIIe olympiade. Son plus bel ouvrage est une statue où il rencontra si heureusement toutes les proportions du corps humain, qu'elle fut appelée la Règle par excellence. Il fit aussi un groupe de personnes qui jouoient aux dés, qui fut fort estimé. (Lantin de Damerey.)
Vers 16855-17061. Zeuxis d'Héraclée vivoit sous la XCVe olympiade. Ce fut un peintre célèbre qui fit mentir un proverbe assez commun: Gueux comme un peintre. Il amassa des richesses immenses, et, croyant ses ouvrages au-dessus de tout le prix qu'on y pouvoit mettre, il voulut qu'après sa mort ils fussent donnés pour rien. Il eut pour rivaux de sa gloire Timanthès, Androcidès, Eupompus et Parrhasius. On dit que Zeuxis mourut à force de rire, en considérant le portrait d'une vieille qu'il venait de faire. (Lantin de Damerey.)
Vers 16998-17206. Tout le passage, du vers 16999-17207 au vers 17384-17702, a été évidemment ajouté après coup, ou, tout au moins, du vers 17021-17229.