Éloge d'un chevalier que Christine compare aux neuf héros qui ont été choisis dès les premières années du XIVe siècle comme les types de la vaillance et ont donné lieu à la légende des neuf preux (Voy. Bulletin de la Société des Anciens Textes, 1883, pp. 45-54).
XCIII
Au vers 10 de cette pièce il a été imprimé par erreur Ottonien pour Ottovien, c'est-à-dire Octavien, premier nom de l'empereur Auguste.
XCIV
Le refrain de cette ballade est un des proverbes les plus répandus de l'époque (voy. des exemples analogues dans Leroux de Lincy, Livre des Proverbes, I, p. 240).
XCV
Elle a été publiée par M. Leroux de Lincy (Chants hist. Paris, 1841, I, p. 276 à 278).
Cette pièce qui exprime si bien toute la part que Christine prenait à la douleur publique, a du être composée au commencement de l'année 1394 quelque temps après ce funeste divertissement de cour connu dans l'histoire sous le nom de «ballet des Ardents» et qui frappa si vivement l'imagination du roi.
XCVII
Christine s'élève encore une fois contre la fragilité des dons de la Fortune et invoque à l'appui l'autorité de Boëce qui a consacré au triomphe de cette thèse générale les deux premiers livres de son «de Consolatione philosophica». Elle oppose avec raison aux biens de la Fortune ceux qui sont le partage de la Nature et met en avant l'opinion d'Aristote qui fait de la mémoire l'une des plus précieuses qualités. Le grand philosophe dit en effet au début de sa Métaphysique: