Il désignait une petite villa entourée d'un jardin coquet, et située à la lisière du bois.

— Ah! la Reynie appartient à Mme de Brayles?

— Oui… Tenez, la voilà!

Sur la route ombragée arrivait une charrette anglaise conduite par une jeune femme. Sous le tulle blanc de la voilette, deux yeux s'attachaient fiévreusement sur Valderez.

Les mains qui tenaient les guides arrêtèrent d'un geste nerveux le
poney, quand la voiture fut à la hauteur du marquis et de sa femme.
Avec son plus aimable sourire, Roberte répondit au salut de M. de
Ghiliac et à la présentation de Valderez.

— Vous venez pour vos réparations, Roberte? interrogea Elie.

— Il le faut bien! Quel ennui pour une femme seule! Mais je repars après-demain. J'ai tout combiné de façon à être rentrée à Paris pour la première de la Nouvelle Sapho. Naturellement, je vous y retrouverai?

— Eh! que voulez-vous bien que me fasse la Nouvelle Sapho? Arnelles est délicieux à cette époque de l'année, et je compte bien ne pas le quitter avant l'hiver.

Ces paroles devaient être stupéfiantes pour Mme de Brayles, à en juger par l'expression de sa physionomie et par le geste de surprise qu'elle ne put retenir.

— Vous allez rester à Arnelles?… A cette époque?… En pleine saison mondaine?