—Alors tu seras content de ce que nous t'apprendrons tout à l'heure.
—Quoi donc? dit vivement l'enfant.
—Tu le sauras ce soir.
—C'est quelque chose d'heureux pour Myrtô car ses yeux brillent, brillent… comme des étoiles!
Les fiancés se mirent à rire.
—Voyez-vous cet observateur!… Pour faire prendre patience à ta curiosité, Renat, tu vas me dire, et Mitzi aussi, ce que vous voulez que je vous donne à l'occasion du grand bonheur qui nous arrive. Je vous promets de contenter vos souhaits… à condition qu'ils soient raisonnables, naturellement.
Renat, les yeux brillants, s'écria sans hésiter:
—Oh! je voudrais tant un cheval, Arpad!… un joli cheval noir comme celui de Béla Dovanyi!… Est-ce raisonnable, dites, Myrtô! demanda-t-il, inquiet, en levant les yeux vers la jeune fille.
—Mais tout à fait raisonnable, il me semble… N'est-ce pas, Arpad?
—Oh! certes! Tu auras ton cheval, Renat… Et Mitzi, que veut-elle?