—Oh! que c'est joli, Myrtô!… Et vous racontez si bien… Dites, papa?
—Très bien, répondit distraitement le prince sans lever les yeux de dessus son livre.
—Vous allez m'en dire encore une, Myrtô, continua l'enfant.
—Je crois, mon cher petit, qu'il est plus raisonnable de nous arrêter aujourd'hui. Vous voilà un peu agité, attendons à demain, et je vous raconterai alors quelque chose de très amusant.
—Non, tout de suite, Myrtô!
Le prince interrompit sa lecture et dit froidement:
—Vous pouvez contenter le désir de Karoly, Mademoiselle.
Son ton signifiait clairement: "Je veux que vous le contentiez".
Myrtô commença donc une nouvelle histoire. Puis l'enfant, satisfait, lui laissa un moment de repos, et elle put prendre quelques instants son ouvrage.
A cinq heures, on apporta le café et le lait du petit prince. Le prince
Arpad posa son livre près de lui et dit avec une froide politesse: