MOI.
Vous vous trompez, ma sœur.
MON FRÈRE.
Sans la loi tout est à tous, et il n'y a plus de propriété.
MOI.
Vous vous trompez, mon frère.
MON FRÈRE.
Et qu'est-ce qui fonde donc la propriété?
MOI.
Primitivement, c'est la prise de possession par le travail. La nature a fait les bonnes lois de toute éternité; c'est une force légitime qui en assure l'exécution; et cette force, qui peut tout contre le méchant, ne peut rien contre l'homme de bien. Je suis cet homme de bien; et dans ces circonstances et beaucoup d'autres que je vous détaillerais, je la cite au tribunal de mon cœur, de ma raison, de ma conscience, au tribunal de l'équité naturelle; je l'interroge, je m'y soumets ou je l'annule.