—Eh bien! interrompit Cyclophile, je vais m'expliquer. Quoi! depuis quinze jours que vous habitez parmi nous, vous ignorez encore que les bijoux mâles et féminins sont ici de différentes figures? à quoi donc avez-vous employé votre temps? Ces bijoux sont de toute éternité destinés à s'agencer les uns avec les autres; un bijou féminin en écrou est prédestiné à un bijou mâle fait en vis. Entendez-vous?

—J'entends, lui dis-je; cette conformité de figure peut avoir son usage jusqu'à un certain point; mais je ne la crois pas suffisante pour assurer la fidélité conjugale.

—Que désirez-vous de plus?

—Je désirerais que, dans une contrée où tout se règle par des lois géométriques, on eût eu quelque égard au rapport de chaleur entre les conjoints. Quoi! vous voulez qu'une brune de dix-huit ans, vive comme un petit démon, s'en tienne strictement à un vieillard sexagénaire et glacé! Cela ne sera pas, ce vieillard eût-il son bijou masculin en vis sans fin...

—Vous avez de la pénétration, me dit Cyclophile. Sachez donc que nous y avons pourvu...

—Et comment cela?...

—Par une longue suite d'observations sur des cocus bien constatés...

—Et à quoi vous ont mené ces observations?

—A déterminer le rapport nécessaire de chaleur entre deux époux...

—Et ces rapports connus?