Je ne croyais pas qu'il y eût des couvents à la Chine.

LA PREMIÈRE FEMME.

Ni moi non plus. Ces vierges couraient un grand péril à cesser de l'être sans permission. S'il arrivait à quelqu'une de se conduire maladroitement, on la jetait pour le reste de sa vie dans une caverne obscure, où elle était abandonnée à des génies souterrains. Il n'y avait qu'un moyen d'échapper à ce supplice, c'était de contrefaire la folle ou de l'être. Alors les Chinois qui, comme nous et les Musulmans, ont un respect infini pour les fous, les exposaient à la vénération des peuples sur un lit en baldaquin, et, dans les grandes fêtes, les promenaient dans les rues au son de petites clochettes et de je ne sais quels tambourins à la mode, dont on m'a dit que le son était fort harmonieux.

LA SULTANE.

Continuez; fort bien, madame. Je me sens envie de bâiller.

LA SECONDE FEMME.

Voilà donc l'oiseau blanc dans le temple de la grande guenon couleur de feu.

LA SULTANE.

Et qu'est-ce que cette guenon?

LA SECONDE FEMME.