Très-sérieusement, ce cours est extrêmement utile aux élèves qui ont l’intention de devenir des Lavoisier ; mais les ustensiles sont coûteux. Ne pourrait-on pas au moins fournir la batterie de cuisine à ces affamés de la science ?


Nous empruntons à un journal médical les principes obstétricaux qui suivent. Nous commençons par déclarer qu’ils ne sont point dus à feu le célèbre M. de la Palice, ni à aucun de ses descendants ; ils sont la propriété (garantie par les traités internationaux) de M. McClintock de Dublin. Je copie :

« La clinique d’accouchements diffère tellement des autres cliniques, que je crois de mon devoir de vous indiquer comment vous devez vous y comporter. »

Il paraît qu’en Irlande, dans les autres cliniques, l’usage exige qu’on se livre à des excentricités très-décolletées. C’est un renseignement que je suis heureux de transmettre à nos compatriotes disposés à visiter the green Ireland, car, s’ils affectaient une tenue pleine de réserve et de convenance, autre part que dans la clinique d’accouchements, ils pourraient s’exposer à être flanqués à la porte par M. McClintock.

Nous engageons donc nos confrères, désireux de se trouver à la hauteur des circonstances, à prendre quelques leçons de cancan et de débraillé avant de traverser la Manche.

« Je le fais d’autant plus volontiers que les préceptes que je vais formuler pourront et devront vous guider encore, quand, sortis de cette école, vous vous livrerez à la pratique civile. »

De sorte qu’il est bien entendu qu’il ne s’agit ici que de la conduite à tenir dans la pratique des accouchements civils ; quant aux accouchements militaires, l’auteur en fera probablement l’objet d’un chapitre à part.

« N’oubliez jamais que vous avez à faire au sexe le plus faible. »

Évidemment, dans la pratique civile, on ne pourra pas s’y tromper, et le médecin qui prendrait, en pareil cas, sa cliente pour un homme, ferait preuve d’un esprit d’observation vraiment trop superficiel, et on ne saurait trop lui recommander de mettre ces jours-là des lunettes.