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A
M. LE PROFESSEUR LONGET
MEMBRE DE L’INSTITUT, ETC.

Bien cher Maître,

L’intelligence, absorbée par les rudes travaux de la science austère, aime à se reposer parfois sur des sujets moins sérieux. Puissiez-vous éprouver en lisant ces Causeries légères, le plaisir que je ressens à vous les dédier !

Dr Joulin.

TRAVAUX DU MÊME AUTEUR

DEUX MOTS A MES LECTEURS

Il est bon de rire un peu : cependant il paraît qu’un médecin doit y mettre de la modération, sous peine de porter atteinte à sa réputation d’homme grave. Pour ce motif, un ami m’a voulu détourner de publier ce volume. J’avoue que j’ai toujours eu un grand penchant à faire les choses qui me plaisent, sans beaucoup me préoccuper de l’opinion d’autrui, et comme je m’en suis toujours bien trouvé, j’ai l’intention de continuer à suivre cette ligne de conduite.

Sans compter l’avenir, j’ai payé jusqu’ici un tribut suffisant à la science sérieuse, pour avoir le droit, à mes moments perdus, de me délasser en faisant de la science moins grave. Si quelque bon confrère voulait attacher à mon nom l’épithète d’esprit léger, je le prierais de jeter un coup d’œil sur la liste de mes travaux, et de m’en montrer autant. C’est à son intention que j’en ai placé la liste en tête du livre.