[167] De Baiador nous rengeasmes cette côte d’Aphricque jusqu’à la riviere ditte Lore par les Espagnols. p. 372.

Il s’agit ici du Rio de Ouro.

[168] Ayant passé, nous vinsmes et arrivasmes en une petite Isle appelee Fernand de la Roque. p. 373.

On reconnaîtrait difficilement sous ce nom l’île de Fernão de Noronha, et non Fernando de Noronha, comme l’écrivent quelques géographes, elle est à 75° long. E. N. E. du Cap de São Roque, elle se trouve située par les 3° 48′ à 52′ de lat. Son voisinage du Cap St. Roch explique l’altération de son nom. Quelques vieux voyageurs écrivent Fernand de la Rongne ; le P. Claude est dans ce cas.

[169] Puis ceste isle qui jusques à maintenant avoit esté appelee l’Islette Ste. Anne par ce que nous y estions arrivez ce jour-là et à cause de Madame la Comtesse de Soissons qui se nomme Anne, laquelle est parente de Mr. de Rasilly. p. 374.

Cette dernière circonstance a été omise par le P. Claude.

[170] Ils nous appellent les grands prophetes de Dieu et de Ioupan et en leur langage du pays Carribain, Matarata. p. 376.

Il faut lire Toupan au lieu de Ioupan. Quant au mot Matarata, qui revient dans cette phrase, ne peut-on l’expliquer par l’adjectif Mbaráeté qui signifie fort. Il semble être sous cette signification dans le Tesoro de la lengua Guarani du P. Ruiz de Montoya.

[171] Le sieur du Manoir. p. 378.

Le capitaine du Manoir était établi depuis longtemps dans l’île et il s’y était créé de nombreuses relations. Ce fut lui, qui lors de l’arrivée des missionnaires, les accueillit et leur donna même un festin. « Aussi magnifique que l’on saurait faire en France, » dit le P. Claude. MM. de Rasilly et de Pezieux y assistaient. Ce fut de la résidence de du Manoir qu’on partit pour venir occuper l’endroit, où s’éleva le fort de St. Louis. Cet officier revint en France, avant la prise de possession du Maranham par les Portugais.