Pour la défense, ils avaient des rondaches qu’ils fabriquaient de roseaux fendus et tissés avec soin; elles étaient rondes et garnies de cuir de cerf. Ils tissaient aussi des sayes de coton piqué, doublées de gros sel, de deux épaisseurs, et qui étaient d’une résistance extraordinaire[129]. Quelques seigneurs remplissant la charge de généraux, avaient des casques en bois; mais ils étaient en petit nombre. C’est avec ces armes qu’ils allaient en guerre, ornés de plumes et revêtus de peaux de tigres et de lions. Les généraux étaient toujours au nombre de deux, l’un dont la charge était perpétuelle et héréditaire, l’autre élective: celle-ci se conférait avec beaucoup de cérémonies pour l’espace de trois ans, à celui qui devait présider à la fête qui se célébrait au mois de Pax, tombant au douze mai, et qui avait le commandement du second corps d’armée, durant la guerre.

C’était ce dernier qui avait le titre de Nacon; il ne devait, pendant ces trois années, communiquer avec aucune femme, pas même avec la sienne, ni manger de la viande. On l’avait en grande vénération; pour sa nourriture, on lui donnait du poisson et des iguanes, qui sont une sorte de lézards[130]; en tout ce temps-là, il se gardait de s’enivrer; il avait à part dans sa maison sa vaisselle et autres objets à son usage, aucune femme n’étant admise à le servir, et il ne communiquait que fort peu avec le monde.

Passés ces trois ans, les deux généraux traitaient de la guerre et en ordonnaient les affaires; il y avait pour cela dans chaque localité des gens choisis pour soldats, et qui, au besoin, se présentaient en armes à l’appel des holcans[131]. Si cette milice était insuffisante, ceux-ci réunissaient plus de monde, les instruisaient et les répartissaient les uns parmi les autres; et conduits, un grand drapeau en tête, ils sortaient fort silencieusement de la ville; c’est ainsi qu’ils marchaient contre leurs ennemis, qu’ils attaquaient avec de grands cris et férocité, s’ils arrivaient à les atteindre à l’improviste.

Dans les chemins et les défilés, les ennemis leur opposaient des défenses pourvues d’archers, des retranchements en bois et en branchages, mais le plus souvent en pierre. Après la victoire, ils enlevaient aux morts la mâchoire, en nettoyaient la chair et se la mettaient au bras. A l’occasion de ces guerres, ils faisaient de grandes offrandes des dépouilles et, s’ils faisaient prisonnier quelque chef distingué, ils le sacrifiaient aussitôt, ne voulant laisser vivre personne qui pût leur nuire plus tard. Le reste des prisonniers demeuraient au pouvoir de ceux qui les avaient captivés.

Quant aux holcans, ils n’amenaient point la milice hors du temps de la guerre. Les généraux leur donnaient alors une solde particulière, mais peu importante, car c’était de leurs propres fonds, et si cela ne suffisait point, la commune leur venait en aide. La commune leur donnait aussi la nourriture, les femmes étant chargées de la leur préparer; faute de bêtes de somme, c’étaient des hommes qui la portaient à dos; aussi les guerres étaient-elles de courte durée. La guerre terminée, les soldats causaient encore beaucoup d’embarras et d’ennuis dans leurs localités, tant que le feu n’en était pas tout à fait éteint, sans compter qu’ils se faisaient servir et régaler; et si l’un d’eux avait tué quelque capitaine ou seigneur, on le comblait d’honneurs et de festins.

§ XXX.—Castigo de los adulteros, homicidas y ladrones. Educacion de los mancebos. Uso de llanar la cabeça á los niños.

Que a esta gente les quedo de Mayapan costumbre de castigar los adulteros desta manera: hecha la pesquiza, y convencido alguno del adulterio, se juntavan los principales en casa del señor, y traido el adultero atavan a un palo, le entregavan al marido de la muger delinquente, y si el le perdonava, era libre, sino le matava con una piedra grande en la cabeça de una parte alta, a la muger por satisfacion bastava la infamia que era grande y comunmente por esto las dexavan.

La pena del homicida era morir por insidias de los parientes, aunque fuesse casual, o sino pagar el muerto. El hurto pagavan y castigavan con hazer esclavos, aunque fuesse muy pequeño el hurto, y por esto hazian tantos esclavos, principalmente en tiempo de hambre, y por esso fue que nosotros frayles tanto travajamos en el baptismo, para que les diessen libertad.