Cette année, dont la lettre dominicale était Muluc et dans laquelle dominait Bacab-Canziemal[161], ils la regardaient comme bonne; car ils disaient que celui-ci était le plus grand et le meilleur de ces dieux Bacab; aussi le mettaient-ils le premier dans leurs prières. Avec tout cela, cependant, le démon leur avait inspiré de fabriquer une idole nommée Yax-Coc-Ahmut[162], qu’ils plaçaient dans le temple, après en avoir enlevé les anciennes statues: ils érigeaient dans la cour qui est au-devant du temple un massif en pierre sur lequel ils brûlaient de l’encens avec une pelote de la résine ou lait kik, invoquant l’idole et lui demandant de les secourir contre les misères de l’année courante. Ces misères devaient être la rareté de l’eau, l’abondance des rejetons dans le maïs et autres choses du même genre; pour avoir un remède à ces maux, le démon leur commandait d’offrir des écureuils et un parement sans broderies, tissé par les vieilles, dont l’office était de danser dans le temple, afin d’apaiser le dieu Yax-Coc-Ahmut.
On les menaçait encore d’une foule d’autres misères et de mauvais signes relativement à cette année, bien qu’elle fût réputée bonne, s’ils n’accomplissaient les devoirs que le démon leur imposait: l’un entre autres était une fête, avec un ballet qu’ils exécutaient montés sur de très-hautes échasses, et un sacrifice où ils offraient des têtes de dindons, du pain et des boissons de maïs. Il leur était imposé de présenter également des chiens en terre cuite, portant du pain sur le dos: les vieilles étaient obligées de danser, ces chiens entre les mains, et de sacrifier au dieu un petit chien aux épaules noires, et qui fût encore vierge; ceux qui étaient les plus dévots à cette cérémonie devaient tirer le sang de l’animal et en frotter la pierre du dieu Chac-Acantun. Ces rites et ce sacrifice passaient pour être fort agréables au dieu Yax-Coc-Ahmut.
§ XXXVII.—Sacrificios del año nuevo de la letra Yx. Pronosticos malos y modo de remediar sus efectos.
El año en que la letra dominical era Yx y el aguero Zacciui, hecha la eleccion del principal que celebrasse la fiesta, hazian la imagen del demonio, llamado Zacu-Uayeyab, y llevavanla a los montones de piedra de la parte del norte, donde el año passado la avian echado. Hazian una estatua al demonio Yzamna y ponianla en casa del principal, y todos juntos, y el camino adereçado, ivan devotamente por la imagen de Zac-u-Uayeyab. Llegados la sahumavan como lo solian hazer, y degollavan la gallina y puesta la imagen en un palo llamado Zachia, la trayan con su devocion y bailes los quales llaman Alcabtan-Kamahau. Traian les la bevida acostumbrada al camino, y llegados a casa ponian esta imagen delante la estatua de Yzamna, y alli le offrecian todas sus offrendas, y las repartian, y a la estatua de Zac-u-Uayeyab ofrescian una cabeça de un pavo, y empanados de codornices y otras cosas y su bevida.
Otros se sacavan sangre y untavan con ella la piedra del demonio Zac-Acantun y tenianse assi los idolos los dias que avia hasta el año nuevo, y saumavanlos con sus saumerios hasta que llegado el dia postrero llevavan a Yzamna al templo y a Zac-u-Uayeyab a la parte del poniente a echarle por ay para recibirla otro año.
Las miserias que tenian este año si eran negligentes en estos sus servicios eran desmayos y amortecimientos y mal de ojos. Tenianle por ruyn año de pan, y bueno de algodon. Este año en que la letra dominical era Yx, y el Bacab Zacciui reynava, tenian por ruyn año, porque dezian avian de tener en el miserias muchas, ca dezian avian de tener gran falta de agua, y muchos soles, los quales avian de secar los maizales, de que se les seguiria gran hambre, y de la hambre hurtos, de hurtos esclavos, y vender a los que los hiziessen. Desto se les avian de seguir discordias y guerras entre si propios o con otros pueblos. Dezian tambien avia de aver mudança en el mando de los señores o de los sacerdotes, por razon de las guerras y discordias.
Tenian tambien un pronostico de que alguños de los que quisiessen ser señores no prevalescerian. Dezian ternian tambien langosta, y que se despoblarian muchos de sus pueblos de hambre. Lo que el demonio les mandava hazer para remedio destas miserias las quales todas o algunas dellas entendian les vernian, era hazer un idolo que llamavan Cinch-Ahau Yzamna, y ponerle en el templo, donde le hazian muchos saumerios y muchas ofrendas y oraciones, y derramamientos de su sangre, con la qual untavan la piedra de Zac-Acantun demonio. Hazian muchos vailes, y vailavan las viejas como solian, y en esta fiesta hazian de nuevo un oratorio pequeño al demonio, o le renovavan, y en el se juntavan a hazer sacrificios y offrendas al demonio, y a hazer una solemne borachera todos; ca era fiesta general y obligatoria. Avia algunos santones que de su voluntad, y por su devocion hazian otro idolo como el de arriba y le ponian en otros templos, donde se hazian ofrendas y borachera. Estas boracheras y sacrificios tenian por muy gratos a sus idolos, y por remedios para librarse de las miserias del pronostico.
§ XXXVII.—Sacrifices de l’année nouvelle au signe d’Yx. Pronostics sinistres; comment on en conjurait les effets.
L’année dont la lettre dominicale était Yx et le présage Zac-Ciui, l’élection du chef qui célébrait la fête étant terminée, ils fabriquaient l’image du dieu appelé Zac-u-Uayeyab et la portaient aux massifs de pierre où ils avaient laissé l’autre, l’année d’avant. Ils modelaient une statue du dieu Yzamna et la plaçaient dans la maison du chef, après quoi, par une rue ornée, suivant la coutume, ils se rendaient dévotement à l’image de Zac-u-Uayeyab. A leur arrivée, ils l’encensaient comme l’autre fois et y coupaient le cou à une poule; l’image ayant été mise ensuite sur un brancard, appelé Zachia, ils l’emportaient dévotement, l’accompagnant de danses nommées Alcabtan-Kam-Ahau. On leur portait la boisson accoutumée dans le chemin, et, en arrivant à la maison, ils colloquaient l’image devant celle d’Yzamna et lui faisaient leurs oblations, pour les partager ensuite: à la statue de Zac-u-Uayeyab, ils présentaient une tête de dindon, des pâtés de cailles, des boissons diverses, etc.
Comme toujours, il y en avait parmi les spectateurs qui se tiraient du sang, dont ils oignaient la pierre du dieu Zac-Acantun. De cette manière, ils gardaient les idoles durant les jours précédant l’année nouvelle, et les encensaient suivant leurs coutumes jusqu’au dernier: alors ils portaient Yzamna au temple et Zac-u-Uayeyab à l’orient de la ville, l’y laissant jusqu’à l’année suivante.