[84] Cogolludo ne raconte pas cette histoire de la même manière que Landa; mais celui-ci paraît être dans le vrai. (Cogolludo, Hist. de Yucatan, lib. III, cap. 6.)

[85] Ce sont les embouchures du Tabasco et la lagune de Terminos.

[86] Ti-Hoo et mieux T’Hoo, signifie la cité par excellence, ad urbem. La tradition en attribuait la fondation aux Tutul-Xius, et elle renfermait des monuments remarquables de son antique splendeur, lorsque les Espagnols y fixèrent leur résidence. (Cogolludo, Hist. de Yucatan, lib. III, cap. 7 et 11.)

[87] Voici donc Landa, que l’on a si souvent accusé de fanatisme et de cruauté même à l’égard des Indiens, racontant lui-même les barbaries commises par les conquérants. Ce n’est pas ici l’enthousiaste déclamateur Las Casas; c’est Landa lui-même. Mais hâtons-nous de le répéter avec lui, les Espagnols eux-mêmes se révoltaient des cruautés exercées par quelques-uns de leurs chefs.

[88] C’était là la condition de la plupart des nations indigènes de ces contrées. Combien d’ouvrages de l’époque y a-t-il, cependant, où on les accuse de vivre comme des bêtes sauvages dans les bois et au fond des précipices! A qui la faute, sinon à ceux dont l’avidité et la barbarie les forçaient à se cacher et changèrent en solitudes les régions naguères les plus florissantes et les plus peuplées!

[89] Cette révolte eut lieu en 1546.

[90] Jacques de Testera était Français, natif de Bayonne et frère d’un chambellan de François Iᵉʳ, roi de France: le premier il arrêta la destruction des documents indigènes, si malheureusement et en si grand nombre déjà livrés aux flammes par Landa dans le Yucatan et par Zumarraga à Mexico et à Tetzcuco.

[91] Voici ce que dit à ce sujet Torquemada: «Ils comptaient les paroles de la prière qu’ils apprenaient avec des petits cailloux ou des grains de maïs, mettant à chaque mot ou période un caillou ou un grain, l’un après l’autre, comme après ces mots Pater noster une pierre, après qui es in cœlis une autre, et ainsi du reste. Puis, les signalant du doigt, ils commençaient avec le premier caillou, disant Pater noster, et continuaient ainsi jusqu’à la fin, recommençant aussi souvent qu’il le fallait pour se graver le tout dans la mémoire.» (Mon. Ind., lib. XV, cap. 36.)

[92] La grammaire maya du père Louis de Villalpando fut augmentée par Landa lui même; mais on ne sait ce que ces manuscrits sont devenus. Pinelo cite de Villalpando un Arte, i Vocabulario, qui auraient été imprimés, mais ne dit ni où ni quand.

[93] Landa parle ici d’après son expérience personnelle dans la matière.