Que las sciencias que enseñavan eran la cuenta de los años, meses y dias, las fiestas y cerimionias, la administracion de sus sacramentos, los dias y tiempos fatales, sus maneras de adivinar y sus prophecias, los acaecimientos, y remedios para los males, y las antiguedades, y leer y escrivir con sus libres y carateres con los quales escrivian y con figuras que significavan las escrituras.

Que escrivian sus libros en una hoja larga doblada con pliegues, que se venia a cerrar toda entre dos tablas que hazian muy galanas y que escrivian de una parte y de otra a colunas, segun eran los pliegues, y que este papel hazian de raizes de un arbol, y que le davan un lustre blanco en que se podia bien escrivir, y que sabian de estas sciencias algunos principales señores, por curiosidad, y que por esto eran mas estimados, aunque no lo usavan en publico.

§ VII.—Gouvernement politique. Sacerdoce, sciences et livres du Yucatan.

Cuculcan étant parti, les seigneurs s’accordèrent pour le bon ordre et la durée de la république à donner le commandement principal à la maison des Cocomes[43], soit parce qu’elle était la plus ancienne ou la plus riche, soit que celui qui était à sa tête, en ce temps-là, fût l’homme le plus considérable. Cela fait, voyant qu’il n’y avait dans l’intérieur de l’enceinte que des temples et des maisons pour les seigneurs et le grand prêtre, ils ordonnèrent que l’on construisît au dehors d’autres maisons où chacun d’eux pût avoir, au besoin, des gens de service, et où ceux de leur province pussent trouver place, quand ils viendraient à la capitale pour leurs affaires: chacun alors établit dans sa maison un intendant, lequel portait pour insigne un bâton court et gros, qu’ils appelaient Caluac; celui-ci avait à sa charge les diverses localités de la province et ceux qui les gouvernaient; ceux-ci, à leur tour, recevaient l’avis de ce qui était nécessaire dans la maison du seigneur, comme les oiseaux, le maïs, le miel, le sel, le poisson, le gibier, les étoffes et autres choses. Quant au Caluac, il assistait toujours dans la maison de son seigneur, afin de voir ce qui y manquait et de la pourvoir de tout aussitôt, sa maison étant comme l’office du palais.

On avait coutume de rechercher dans les villes et villages les estropiés et les aveugles, afin de leur donner le nécessaire.

Les seigneurs pourvoyaient au gouvernement de ces localités et confirmaient les fils dans les emplois de leurs pères, s’ils le tenaient pour agréable; ils leur recommandaient de traiter avec bienveillance le pauvre peuple, de maintenir la paix et de faire en sorte que les gens s’occupassent de leurs travaux, pour se sustenter eux-mêmes ainsi que leurs seigneurs.

Tous les seigneurs avaient l’obligation de visiter, de respecter et de réjouir Cocom, l’accompagnant, lui faisant fête et se réunissant autour de lui pour toutes les négociations importantes. Ils vivaient en paix les uns avec les autres, ayant beaucoup de divertissements, durant lesquels ils s’entretenaient en danses, en festins et en chasses, suivant leur usage.

Les indigènes du Yucatan n’étaient pas moins attentifs aux choses de la religion qu’à celles du gouvernement. Ils avaient un grand prêtre qu’ils nommaient Ahkin-Mai et autrement Ahau-Can-Mai, ce qui veut dire le Prêtre-Mai ou le Grand Prêtre-Mai[44]: c’était un personnage très-respecté des seigneurs, qui n’avait eu aucune part à la distribution des domaines; mais, en outre des offrandes, les seigneurs lui faisaient des présents, et les prêtres de toutes les communes lui apportaient une contribution. Les fils ou les parents les plus proches succédaient au grand prêtre dans sa dignité: en lui était la clef de leurs sciences, et c’était à quoi ils s’appliquaient le plus; car c’étaient les prêtres qui donnaient des conseils aux seigneurs et des réponses à leurs questions. Quant aux choses qui avaient rapport aux sacrifices, ils en traitaient rarement en dehors des fêtes principales ou des assemblées réunies pour des affaires importantes. C’était le grand prêtre qui nommait les prêtres, quand ils venaient à manquer dans les communes, les examinant auparavant dans les sciences et les cérémonies: il leur recommandait les choses de leur office et le bon exemple envers le peuple, les pourvoyaient des livres à leur usage, après quoi il les envoyait; ceux-ci à leur tour s’employaient au service des temples, à enseigner leurs diverses sciences comme à écrire les livres qui les contenaient.