On étendit la statue sur cette paille, humble lit campagnard.
Des cris, des jurons, des coups furieux dans la grille, retentirent.
—Ouvrez! ouvrez! criait le père Faustino. Au nom de Dieu vivant, je vous en conjure, ouvrez!
Messer Cipriano, gravissant l'escalier intérieur, monta jusqu'à une lucarne que protégeaient des barres de fer, contempla les assaillants, se convainquit de leur faible nombre et, avec le sourire qui lui était habituel, plein de rusée politesse, commença les pourparlers.
Le prêtre ne se calmait pas et exigeait la remise de l'idole, qu'il prétendait avoir été déterrée dans le cimetière.
Messer Cipriano se décida à avoir recours à une ruse de guerre, et prononça fermement, avec autorité:
—Prenez garde! j'ai envoyé un courrier à Florence, auprès du chef de la milice: dans une heure il y aura ici un détachement de cavalerie. De force, personne n'entrera impunément dans ma maison.
—Brisez les portes! hurla le prêtre. Ne craignez rien! Dieu est avec nous.
Et arrachant la hache des mains d'un vieillard, il frappa de toutes ses forces.
La foule ne suivit pas son élan.