EMBARQUEMENT SUR LE BAC
D’ailleurs, ça ne traîne pas ! Sous leur vigoureuse impulsion, la voiture a vite fait de gravir la berge escarpée et sablonneuse, tandis que je prends deux ou trois photographies de cette manœuvre.
Un tour de manivelle et nous rentrons à la Résidence où nous remercions M. Beaudoin d’avoir donné des instructions si utiles et si précises pour le passage du fleuve.
DÉBARQUEMENT
Après le déjeuner, vers les trois heures, nous prenons place tous les trois, M. Beaudoin, le compagnon et moi, dans la victoria de la Résidence pour aller visiter les ruines de Vat no Kor situées à environ 4 kilomètres de Kompong-Cham.
La route qui nous y conduit, œuvre du Résident actuel, mérite les plus vifs éloges. C’est elle que nous suivrons lorsque nous partirons pour Kompong-Thom. Près de 15 kilomètres sont déjà terminés. Dans un an ils auront fait des petits et seront 30, 40 peut-être. Voilà de bonne et utile besogne et j’y trouve une fois de plus la preuve que si les Anglais sont d’incomparables constructeurs de ports, les Français n’ont pas de rivaux pour installer des routes et bâtir des villes. Saïgon et Hanoï le démontrent assez et si tous les Résidents imitent M. Beaudoin, l’Indo-Chine française offrira d’ici peu d’années un réseau de communications qui contribuera plus que tout au développement et à la prospérité de la colonie.
… Les ruines cambodgiennes sont imposantes et nous donnent un très agréable avant-goût des merveilles qui nous attendent à Ang-Kor.
Après une promenade délicieuse, nous rentrons à la Résidence, où je demande à M. Beaudoin les renseignements nécessaires sur les étapes que nous avons à parcourir d’ici à Kompong-Thom. Il me donne l’itinéraire que l’on trouvera reproduit dans ce livre.