«Le général Margaron, avec un corps de huit à dix mille hommes, cavalerie, infanterie et artillerie, est à Leipzig;
«Le maréchal Saint-Cyr, soutenu par les premier et deuxième corps, marche sur les hauteurs de Toeplitz;
«Une division de la jeune garde est à Dresde;
«Le duc de Trévise, avec les autres divisions, est à Pirna, occupant Gieshübel.
«Les corps russes et prussiens, et quelques Autrichiens qui occupaient Borna, Gieshübel et Altenbourg, se sont mis successivement en retraite dans la journée d'hier.
«Dans cette situation des choses, il est probable que ce mouvement offensif en Bohême rappellera les corps que l'ennemi avait jetés sur Freyberg et Zwickau, si tant est que l'ennemi ait jeté des corps dans cette direction. Si l'ennemi n'a jeté que des partis, il est possible qu'il les laisse, mais alors, monsieur le maréchal, vous pouvez faire faire de fortes patrouilles sur Freyberg pour les poursuivre.
«Il est nécessaire, monsieur le duc, que vous receviez la correspondance du général Lhéritier, que vous le souteniez s'il est nécessaire; il faut aussi que vous vous mettiez en correspondance avec le prince de la Moskowa, le duc de Tarente et le prince Poniatowski.
«Il est possible que l'Empereur soit de retour dans la journée de demain à Dresde; Sa Majesté peut dans un jour réunir toute sa garde et le corps du général Latour-Maubourg à votre corps d'armée. Il est possible aussi que, si l'Empereur trouve quelque mal à faire à l'ennemi, il reste encore éloigné de Dresde pendant quelques jours.
«Le prince vice-connétable, major général,
«Alexandre.»