LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL MARMONT.

«Dresde, le 30 août 1813.

«Monsieur le maréchal duc de Raguse, l'Empereur me charge de vous prévenir que le point difficile pour l'ennemi est Zinnwald, où l'opinion de tous les gens du pays est que son artillerie et ses bagages ne pourront passer qu'avec une peine extrême; que c'est donc sur ce point qu'il faut se réunir et attaquer; que l'ennemi, tourné par le général Vandamme, qui marche sur Toeplitz, se trouvera très-embarrassé, et sera probablement obligé de laisser la plus grande partie de son matériel.

«Le prince vice-connétable, major général,

«Alexandre.»

LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL MARMONT.

«Dresde, le 31 août 1813,
deux heures du matin.

«Monsieur le maréchal duc de Raguse, l'Empereur m'ordonne de vous prévenir qu'il est de la plus grande urgence que vous vous rapprochiez de Dresde, avec votre corps d'armée, par la route directe, de manière à en être aujourd'hui le plus près possible. Le général Vandamme, avec son corps d'armée, a été cerné, enlevé au delà des montagnes, s'étant laissé surprendre dans des gorges, de sorte que de ce corps il n'est revenu que très-peu d'hommes, et l'ennemi s'est déjà montré entre Pirna et Peterswald; il est donc convenable, dans cet état de choses, que vous vous rapprochiez de Dresde; votre mouvement doit se faire avec beaucoup d'ordre et être autant que possible dissimulé à l'ennemi. Faites-moi connaître les positions qu'occuperont ce soir vos troupes.

«Le prince vice-connétable, major général,

«Alexandre.»