Les lois expriment les besoins reconnus; les moeurs les sentent, les garantissent sans les avoir consacrés, et suppléent en partie aux lacunes des lois et à leur insuffisance.

NOTE RECTIFICATIVE

A QUELQUES PASSAGES DES MÉMOIRES CONCERNANT
M. LE DUC DE BLACAS.

Les pages 21 et suivantes du tome VII de ces Mémoires ont donné lieu à une réclamation de M. le duc de Blacas, fils de celui dont il est question. Nous nous sommes fait un devoir de l'accueillir, persuadé que nous sommes que l'impartialité du duc de Raguse en aurait fait autant, et que, d'ailleurs, la lumière se fait par la discussion même.

L'histoire pèsera les arguments apportés de part et d'autre et jugera en dernier ressort.
(Note de l'Éditeur.)

Voici la note de M. de Blacas fils:

«C'est une exagération de dire que M. le duc de Blacas n'avait pas servi. Capitaine de dragons dans le régiment du roi, en 1790, il fit toutes les campagnes de l'armée de Condé et ne vint se fixer momentanément à Florence qu'après le licenciement. Jamais M. de Blacas n'a reçu quoi que ce soit sur la ferme des jeux. Quant aux sept ou huit millions qui lui auraient été confiés au retour de Gand par le roi Louis XVIII, voici l'entière vérité:

«Une somme considérable fut en effet remise par le roi à M. de Blacas avec ordre de la placer sous son nom personnel en bons de l'Échiquier et autres valeurs anglaises. La négociation se fit par l'intermédiaire de banquiers de Londres, entre autres de MM. Contes et Drummont. Chaque année, M. de Blacas présentait un rapport au roi sur le revenu et sur l'emploi de ces fonds. Le lendemain de la mort de Louis XVIII, ce fut lui qui apprit au roi Charles X l'existence de ce dépôt, et il lui en remit tous les titres. À partir de ce moment, l'administration en fut confiée à M. de Belleville, qui donna une décharge signée de lui et approuvée par le roi. Cette pièce, ainsi que les comptes rendus de 1815 à 1824, qui portent tous le vu et approuvé de la main du roi Louis XVIII, et toute la correspondance des banquiers, se trouvent dans les papiers que M. de Blacas a laissés à sa famille. Ce fut sous le nom de M. de Belleville que ces fonds figurèrent désormais chez les banquiers, et leur correspondance constate ce changement. Ces fonds ont été l'unique ressource du roi Charles X à son arrivée en Angleterre après la Révolution de 1830.»

FIN DU TOME NEUVIÈME ET DERNIER.

TABLE DES MATIÈRES