C'est déjà une bien belle récompense que de commander ainsi l'estime à ses ennemis.

Déchire le billet du roi, ne parle de rien de tout cela.

Dans l'armée on ne sait qu'il est venu un parlementaire que comme officier autrichien.

Adieu, etc., etc.

Nº VI.--L'EMPEREUR AU PRINCE EUGÈNE.

Saint-Cloud, le 17 novembre 1813.

Mon fils, le général Danthouard arrive. Vous avez encore une belle armée, et, si vous avez avec cela cent pièces de canon, l'ennemi est incapable de vous forcer, il ne s'agit que de gagner du temps. J'ai ici six cent mille hommes en mouvement; j'en réunirai cent mille en Italie. Je vais prendre des mesures pour porter tous vos cadres au grand complet de neuf cents hommes par bataillon. Faites-moi connaître si tous les régiments de l'armée d'Italie d'ancienne formation auraient de l'étoffe pour établir les sixièmes bataillons.
Votre affectionné père,
Napoléon.

P. S. Vous trouverez ci-joint la note du départ des colonnes italiennes.

N° VII.--L'EMPEREUR AU PRINCE EUGÈNE.

Saint-Cloud, le 18 novembre 1813.