[27: Par Lavarischki, Mikailtchi, Cheki et Daniélowitsi.]

[28: Les combats d'Ostrowno et de Witepsk furent livrés aux Russes par la cavalerie du roi de Naples et par le 4e corps. Dans l'un de ces combats, deux compagnies de voltigeurs du 9e régiment (4e corps), s'étant engagées fort avant dans la plaine, furent chargées par toute la cavalerie russe. Ces deux compagnies, serrées en masse, repoussèrent cette attaque, et vinrent rejoindre l'armée française qui, réunie sur les hauteurs environnantes, comme sur sa amphithéâtre, contemplait cette belle action et encourageait les soldats par ses applaudissements.]

[29: Voici le détail exact des pertes de l'armée française: 10 généraux tués, 39 blessés, total, 49; 10 colonels tués, 27 blessés, total 37; 6,547 officiers et soldats tués, et 21,453 blessés, total, 28,090. Pendant la journée, l'armée française a tiré 60,000 coups de canon et brûlé 1,400,000 cartouches.]

[30: On se souviendra toujours du singulier coup d'œil qu'offrait le camp de Pétrofski. On y voyait les différents états-majors qui composaient le quartier général campés dans des jardins anglais, les généraux logés dans des fabriques, les chevaux bivouaqués dans les allées. À chaque instant des soldats revenaient du pillage de Moscou, dont ils vendaient les dépouilles; et, pour comble de bizarrerie, ils étaient revêtus de tous les costumes tartares ou chinois qu'ils avaient trouvés.]

[31: M. d'Arcine, adjudant-major, fut nommé chef de bataillon. Il a depuis fait partie de l'expédition d'Alger, en 1830, comme maréchal de camp.]

[32: C'est-à-dire dans le faubourg de Viasma situé sur la route de Moscou. J'indique une fois pour toutes cette manière de m'exprimer; ainsi, à Smolensk, les faubourgs de Moscou, de Pétersbourg, de Wilna, désigneront les routes sur lesquelles les trois faubourgs de Smolensk sont placés, et ainsi des autres villes.]

[33: C'était le 7 novembre. Le général Berthezène se trompe en disant dans ses Mémoires que le froid a commencé le 4.]

[34: Déjà l'armée avait fait des pertes énormes en arrivant à Smolensk, et cette partie seule de la campagne passerait dans tout autre temps pour une retraite bien pénible.

Le 4e corps fut un des plus maltraités; les gardes d'honneur, composées de jeunes gens des meilleures familles du royaume d'Italie, furent réduits de 350 à 5. Au reste, le général Kutusow assure, dans un de ses rapports, que beaucoup d'officiers de la garde royale italienne prisonniers ont demandé à servir, disant qu'ils ne connaissaient rien de plus honorable que de porter l'uniforme russe. Il est permis de douter de l'exactitude de ce fait.]

[35: Le capitaine de ce militaire, en me priant de lui rendre son grade, m'avait dit qu'il désirerait bien mourir sergent. Je ne m'attendais pas à voir ce souhait si promptement exaucé. Aussi, au moment où il fut frappé, le capitaine, à qui je demandai son nom, se contenta de me répondre: Il est mort sergent.]