[36: Dans ce moment critique, je marchais à pied, tenant mon cheval par la bride pour éviter de servir de point de mire; je le lâchai plus tard, craignant qu'il ne m'embarrassât. Quand nous fûmes remis en ordre, ce cheval me fut rendu par le capitaine Tierce, qui voulut s'en charger pour me le conserver. Comme je le remerciais de ce soin, en me félicitant qu'il se fût trouvé là par hasard, il me répondit: Ce n'est jamais par hasard que je suis auprès de vous.

Rien n'était plus vrai, car le capitaine Tierce, un des officiers les plus distingués du régiment, était aussi celui qui m'a toujours témoigné le plus d'attachement. Il me reprochait même quelquefois de trop m'exposer, oubliant qu'en cela je ne faisais que suivre son exemple.

Cet officier est mort d'une manière bien digne de lui. Capitaine de grenadiers à la bataille de Leipzig, il fut blessé au bras droit et refusa de s'en aller, disant qu'il tenait aussi bien son sabre de la main gauche; bientôt après, une nouvelle balle le tua. Un adjudant du régiment ramassa ce sabre et m'en a fait présent.]

[37: Danikowa.]

[38: Aide de camp du duc de Plaisance.]

[39: Gusinoé.]

[40: Ainsi nommé dans le rapport de Platow. Ce doit être Teolino.]

[41: Le colonel Pelleport, du 18e, et moi.]

[42: Vers le soir on aperçut des rayons de miel attachés à un arbre et fort élevés. Il était difficile et dangereux d'y atteindre. Cependant quelques soldats pensant qu'il valait autant mourir d'une chute que de mourir de faim, vinrent à bout, à l'aide d'une perche, de grimper jusque-là. Ils jetèrent par morceaux ce miel sur lequel leurs camarades se précipitaient comme des chiens affamés.]

[43: Le 2 décembre.]