«J'ai vu avec plaisir le bon état de la petite division qui est à Bordeaux. Ces quatre frégates paraissent être bonnes à toute espèce de missions. La frégate qui est au port du Passage y restera-t-elle donc perpétuellement? Quand les deux frégates qui sont au Havre iront-elles à Cherbourg? Nous aurions là une division qui serait prête à tout. La division qui est à Saint-Malo est-elle prête à tout? Cela nous ferait dix frégates disponibles. Il y a deux ans nous avions fait partir plusieurs frégates une à une pour nos îles. Ce serait-il le cas cette année? Vous pouvez, à ce que je vois, augmenter la division de Saint-Malo de l'Avranches. Je n'ai pas vu dans tous ces états de situation la Thétis, qui revient de la Martinique. Il faudrait bien cependant, si cela était possible, envoyer quelque chose à Saint-Domingue, et à la Martinique quelque brick ou bâtimens légers.

«Sur ce, je prie Dieu qu'il vous ait en sa sainte et digne garde.

«Signé, NAPOLÉON.»

Finkenstein, 22 avril 1807. ]

[7: Le maréchal Lannes, après s'être rétabli à Varsovie, était venu rejoindre l'empereur, et il avait pris le commandement d'un corps formé avec des troupes qui venaient du siége de Dantzick et avec les grenadiers réunis.]

[8: Quand on connaît l'accoutrement du soldat russe, on ne peut en être étonné.]

[9: La garde russe, à cette époque-là, était composée

du régiment Fréologinski fort de 4 bataillons. du régiment Semonwski 2 du régiment Ismullowski 2 d'un bataillon de chasseurs 1 des grenadiers du corps 2

Total 11 bataillons.

Les régimens Semonwski, Ismullowski et les grenadiers du corps furent engagés à Friedland et souffrirent aussi; de sorte qu'il n'y avait que 5 bataillons qui fussent réellement intacts, chaque bataillon russe n'a pas plus de 500 hommes.