Le peuple et même les classes élevées croupissaient dans l'ignorance. L'instruction publique excita la sollicitude du roi: de nouvelles écoles normales furent créées, et dans chaque commune on vit s'élever des écoles primaires pour les deux sexes. Trente écoles furent établies dans les différens quartiers de Naples, et l'enseignement y était gratuit.

Chaque province eut un collége et une maison d'éducation de filles; une maison centrale fut fondée à Averse pour recevoir les filles des officiers et des fonctionnaires publics, sous la protection de la reine. À la fin de chaque année, un concours était ouvert pour l'admission, dans cette maison, des élèves les plus distinguées des maisons d'éducation des provinces.

Des chaires, depuis long-temps vacantes dans les différentes facultés des lettres ou des sciences, furent rétablies.

Une académie royale fut fondée sur le modèle de l'Institut de France.

Les deux conservatoires de musique furent réunis en un seul qui reçut une meilleure organisation. L'usage infâme de la castration fut aboli.

L'académie de peinture reçut de nouveaux encouragemens; elle comptait douze cents élèves.

Les fouilles furent encouragées à Pompéi et dans toute la grande Grèce.

Les douanes furent reculées jusqu'aux frontières.

Des fabriques d'armes furent établies sur différens points du royaume.

L'armée et la marine reçurent un commencement d'organisation.