[9] Petite vanité de Fouché qui prépare tout comme dans un mélodrame, pour entrer lui-même en scène comme seul capable de tenir le timon de la police, d'exploiter ses ténébreuses intrigues et ses fertiles émolumens.
(Note de l'éditeur.)
[10] Tout ceci est fort clair, et nous ne connaissons aucun écrit aussi lumineux sur les intrigues de cette époque.
(Note de l'éditeur.)
[11] Et quelles étaient donc les vues de Fouché en manœuvrant ainsi contre ces foyers du gouvernement populaire, ou plutôt contre la souveraineté du peuple, dogme favori de Fouché? Il nous l'a dit lui-même; il aspirait à devenir l'une des premières têtes de l'aristocratie révolutionnaire. (Note de l'éditeur.)
[12] Ici ce n'était plus le Fouché de l'aristocratie révolutionnaires, mais le Fouché de la Convention; sa police d'ailleurs était comme Janus, elle avait deux visages. (Note de l'éditeur.)
[13] Ici c'est Fouché précurseur et promoteur du régime impérial. (Note de l'éditeur.)
[14] Toujours même marche quand on aspire à gouverner sans contradicteurs et sans contradictions; Fouché ne suit ici que les errements de la Convention, du Comité de salut public et du Directoire au 18 fructidor; il fera de même sous Bonaparte, et il nous prouvera qu'il a raison. (Note de l'éditeur.)
[15] Quelle candeur! quel désintéressement dans Fouché! (Note de l'éditeur.)
[16] Fouché nous prépare adroitement au 18 brumaire. (Note de l'éditeur.)
[17] Voici réellement l'homme habile, et on sait ce que vent dire l'adjectif habile en révolution. (Note de l'éditeur.)
[18] L'histoire d'Irma parut sous la forme de l'allégorie. Les scènes se passaient en Asie, et tous les noms étaient changés; mais il était facile d'en retrouver la clef par leur anagramme. Cette manière adroite de publier l'histoire des malheurs de la maison de Bourbon, piqua singulièrement la curiosité et intéressa le public. On dévora cet ouvrage; en suivant les événemens et arrivant aux catastrophes, chacun devina les noms. Sous une fausse apparence de liberté, le premier consul laissa publier sur la révolution tout ce qui tendait à la décrier; alors parurent successivement les Mémoires du marquis de Bouillé, de Bertrand de Moleville, de la princesse de Lamballe; les Mémoires de Mesdames de France, l'Histoire de Madame Elisabeth, le Cimetière de la Madelaine. Mais cette tolérance cessa dès que le premier consul se crut affermi; c'est ce qu'on verra dans la suite de ces Mémoires. (Note de l'éditeur.)