Si quelque chose peut adoucir ce regret, c'est la pensée que je donne dans cette circonstance, par ma résignation absolue aux volontés de V. M., la plus forte preuve d'un dévouement sans bornes à sa personne.
Je suis avec le plus profond respect, Sire, de V. M. I. et R., le très-humble et très-obéissant serviteur, et sujet.
Signé le duc d'Otrante.
Paris, le 3 juin 1810.
(Note de l'éditeur.)
[2] C'est sans doute ce qui a fait dire depuis à M. le duc de Rovigo, en parlant de Fouché: «Celui-là nous en a bien fait accroire.» Bien entendu que cette phrase, telle que nous l'avons entendue citer dans le monde, comprend tout le gouvernement impérial. (Note de l'éditeur.)
[3] Ceci serait par trop fort pour tout autre que pour Fouché, homme vindicatif, et qui nourrissait contre le duc de Rovigo une haine dont il laisse trop apercevoir les traces. (Note de l'éditeur.)
[4] Le château de Ferrières est à trois quarts de lieue de la terre de Pont-Carré, bien d'émigré, à environ six lieues de Paris, que Fouché avait acquis de l'État, mais dont on assure qu'il avait payé l'exacte valeur à son propriétaire. Le château de Pont-Carré tombant alors en ruine, il paraît que Fouché le fit démolir, et fit construire sur son emplacement des bergeries. Ferrières et Pont-Carré, réunis à d'immenses bois qui en dépendent à présent, forment, dit-on, un des plus magnifiques domaines du royaume: il embrasse une étendue de quatre lieues. C'est au château de Ferrières que Fouché s'est retiré d'abord après sa disgrâce, et ensuite après son retour de la sénatorerie d'Aix, ainsi qu'on va le voir à la suite de ces Mémoires. (Note de l'éditeur.)
[5] L'auteur néglige presque toujours les dates. Nous croyons que c'est le 26 juin 1810. (Note de l'éditeur.)
[6] M. le comte Dubois fut remplacé par M. Pasquier, dans ses fonctions de préfet de police, le 14 octobre 1810. Fouché a indiqué l'un des motifs de sa disgrâce, dans la première partie de ses Mémoires. (Note de l'éditeur.)