[76-A]: On appelle ainsi un échafaudage mal arrangé et très-élevé. La planche, n'ayant pas d'appui, tomba, et l'entraîna avec elle. Les maçons, lorsqu'ils n'aiment pas un maître, se vengent ainsi quelquefois.
[77]: Ils étaient deux députés du même nom à la Convention: l'un, celui dont je parle, pour la Manche; l'autre, dont le nom s'écrit absolument de même, pour la Sarthe. Il y en avait un troisième du nom de Letourneux, qui fut connu à la Convention par une pétition déposée à la barre. Il fut ministre de l'Intérieur, et l'un des plus incapables qui aient jamais occupé un ministère. C'est une chose curieuse que la liste de ses bêtises et de ses méprises. C'est lui qui, allant au Jardin des Plantes, voulut tout voir, et vit tout aussi, mais Dieu sait comment... De retour au ministère, il raconta à sa manière pendant le dîner, sa visite ministérielle: Avez-vous vu Lacépède? lui demanda quelqu'un.—Non, répondit Letourneux, mais j'ai vu la girafe... Le Letourneur qui fut directeur était, comme je l'ai dit, de la Manche (E. L. F. Hen), député à la seconde assemblée, en 1792.
[78]: Vers de Berchoux... Satire contre les Grecs et les Romains modernes et anciens.
[79]: Une femme du peuple, entendant ce mot de TYRAN, demanda à quelqu'un ce qu'il signifiait... On lui dit qu'un tyran, c'était un roi...—Ah!... voyez-vous ça!... et on lui fait sa fête à ce roi... Dame! c'est ben juste... On lui dit qu'au contraire on célébrait le jour où il était mort, pour s'en réjouir...—Ah! oui, oui, j'entends... un tyran, c'est comme qui dirait notre pauvre bon roi Louis XVI!...
Cette femme rappelle l'homme d'Athènes, qui ne savait pas pourquoi il condamnait Aristide, si ce n'est qu'il s'ennuyait de l'entendre appeler le Juste.
[80]: Les philanthropes durèrent encore jusqu'au consulat. Alors Napoléon étant à la tête des affaires, cette comédie tomba d'elle-même, d'autant mieux qu'il ne les persécuta pas...—Ils seraient bien contents d'avoir un seul martyr, disait-il... mais je m'en garderai bien...
[81]: Paul-François-Jean-Nicolas, vicomte de Barras, né à Fohemboux, en Provence, le 20 juin 1755. «Noble comme les Barras, qui sont aussi anciens que les rochers de Provence,» disent les paysans de la province. M. de Barras était en outre fort riche et fort beau. On ignore s'il a laissé des enfants.
[82]: Il avait commandé l'armée des Alpes, et avec succès, en l'an IV.
[83]: Le directeur Barthélemy (comte François Barthélemy) était neveu de l'abbé Barthélemy, auteur du Voyage du jeune Anacharsis.
[84]: Je sais bien qu'on peut objecter que l'Almanach des Muses contient des poésies légères de Colardeau, de Dorat, de Marmontel, de La Harpe... que Voltaire même y donnait des vers. Qu'est-ce que cela prouve? ne voyons-nous pas chaque jour les noms de Lamartine, Hugo, Dumas, M. de Vigny, M. de Rességuier, paraître dans des journaux, et de mauvais journaux!