MADAME DE GENLIS.
Tous vos efforts, madame, en me prouvant que vous avez la bonté de tenir à moi, me donnent encore plus de regrets... Mais, je vous le répète, la chose ne peut avoir lieu.
MADAME PRIVAS.
Mon Dieu! vous n'êtes pas raisonnable!
MILLIN, avec impatience.
Pardieu! madame, c'est vous qui ne l'êtes guère! Voilà une heure que Madame vous répète qu'elle ne veut pas aller avec vous, et vous ne la comprenez pas!
MADAME PRIVAS, regardant Millin de travers.
Hé bien! qu'est-ce que c'est donc? De quoi se mêle-t-il, ce monsieur? Est-il votre parent, ma chère dame?... (Elle regarde Millin alternativement avec madame de Genlis.) Écoutez, voyez-vous, si vous êtes habitués à vivre ensemble, nous prendrons le cousin avec nous! oh! mon Dieu! je suis bien sûre que M. Privas ne me désavouera pas.
MILLIN, éclatant de rire.
Eh? non! non... nous sommes amis, bons amis; mais pas du tout cousins, comme vous l'entendez!...