[31]: Que pouvait-il entendre par ces paroles? De quel embarras parle-t-il; il ne communiquait jamais un plan ni même un projet politique à Joséphine, dont il connaissait la discrétion.

[32]: Ces lettres sont copiées sur celles originales, fournies par la reine Hortense, à qui elles sont revenues après la mort de l'Impératrice.

[33]: La poste avant Vienne.

[34]: Le comte Valesky,—le comte Léon.

[35]: Et même à la fin; il faisait déjà froid. J'arrivais des Pyrénées, et l'Empereur revenait d'Allemagne après la campagne de Wagram.

[36]: C'était ainsi qu'il m'appelait lorsqu'il y avait peu de monde, et même les jours de fête, à l'Hôtel-de-Ville lorsqu'il était de bonne humeur.

[37]: Tous ces détails ne pouvaient trouver place dans mes mémoires, qui étaient déjà bien longs. Je ne mis que le fait du divorce, sur lequel d'ailleurs, et par égard, j'avais alors les mains liées.

[38]: J'ai cette lettre.

[39]: Le sujet de la contestation était l'opinion plus que tranchée qu'avait la Reine sur la famille de Naples exilée en Sicile; Murat reprenait sa femme sur des mots trop durs dits par elle sur la reine Caroline et le roi Ferdinand!... elle le fit taire!...

[40]: Le malheureux duc de Lavauguyon était tombé dans un marasme complet, quelques années avant sa mort. Il ne voyait plus que moi et son beau-frère le prince de Beaufremont, lorsqu'il était à Paris: la plus tendre amitié m'attachait à lui, et j'ai cherché, par tous les moyens que cette même amitié peut inspirer, à détourner de sa pensée de funestes projets qui prenaient quelquefois une telle action sur lui, que je le retenais de force pour dîner avec moi, ou pour prolonger une conversation qui pût le distraire. Que de fois, j'ai mis de pieuses fraudes en œuvre, afin de détourner un orage dont les effets me faisaient trembler!... Alors cet homme que j'avais vu si brillant et si heureux... cet homme que j'avais connu si pénétré, surtout de son bonheur, n'était plus qu'un faible enfant, pleurant devant des souvenirs..... Oh! de quelles scènes cruelles j'ai été témoin!... Quelles douleurs j'ai vues dans cette âme; quelles blessures profondes!... Mais une vérité que je dois dire, c'est que jamais, dans aucun temps, il n'a démenti son affection pour Murat; jamais il n'a pu soutenir que je misse, dans une page de mes mémoires, un mot qui pût faire penser qu'il m'avait dit quelque chose contre Murat. On me croira un ingrat, me répétait-il!... Enfin, pour calmer sa tête qui s'échauffait pour la moindre chose, je fis une note dans laquelle je disais que je ne tenais mes renseignements, en aucune manière, de M. le duc de Lavauguyon, quoique je le visse souvent. Tout ce qu'il m'a révélé et confié au reste est en grande partie au moins de nature à être caché plutôt qu'à être publié. C'était un homme profondément malheureux que le duc de Lavauguyon, et il n'était pas fait pour l'être. Il avait de l'âme et du cœur, et ce ne fut qu'après avoir été violemment frappé par le sort qu'il a été en hostilité, comme il l'était, avec ses meilleurs amis. Dans les dernières années de sa vie, il ne voyait que moi et son beau-frère; encore choisissait-il, de préférence, les heures où j'étais seule. Lorsqu'il perdit son beau-frère, je crus qu'il mourrait avec lui.