[64]: J'ai déjà parlé de cette singulière propriété de l'oreille de Marie-Louise. Elle la faisait tourner sur elle-même par un simple mouvement de la mâchoire.
[65]: Ce premier maître d'hôtel s'appelait Réchaud. Ils étaient deux frères, sortant tous deux de chez le prince de Condé, aussi fameux l'un que l'autre. L'autre frère était à mon service.
[66]: Cette lettre est, comme les autres, copiée sur les lettres originales fournies par la reine Hortense.
[67]: Propriété qu'avait l'Impératrice tout près de Genève.
[68]: Le prince Auguste-Charles-Eugène, né à Milan, le 9 décembre 1810; la princesse Joséphine, mariée au prince Oscar de Suède; et la princesse Eugénie-Hortense, née à Milan, le 23 décembre 1808, mariée au prince héréditaire de Hohenzollern-Hechingen.
[69]: La princesse de La Leyen, mariée au comte Tascher, cousin germain de l'impératrice Joséphine.
[70]: La princesse Amélie, née à Milan, le 31 juillet 1812, mariée à l'empereur du Brésil.
[71]: M. Deschamps était un homme rempli d'esprit et d'amabilité; il avait fait, avant d'entrer dans la maison de l'Impératrice comme secrétaire de ses commandements, plusieurs jolis vaudevilles. Sa fin fut tragique et mystérieuse. Après la mort de l'Impératrice, sa vie à venir fut assurée par une pension que lui firent la reine Hortense et le vice-roi; tout-à-coup, il devint triste et même inquiet; ce changement fut remarqué par une jeune orpheline dont il prenait soin. Enfin, un jour, il disparut, et jamais depuis on n'a pu découvrir sa trace: il est évident qu'il s'est tué; mais où, comment et pourquoi, voilà ce qu'on ignore.
[72]: Madame d'Audenarde était une bonne et excellente personne et avait été une des plus jolies femmes de son temps. On sait comment les créoles sont charmantes lorsqu'elles sont hors de la ligne ordinaire; elle était mère du général d'Audenarde, écuyer de l'Empereur, et qui ensuite, placé dans la compagnie des gardes-du-corps du roi, compagnie de Noailles, tint cette belle conduite, lorsque des enfants imberbes voulurent faire la loi au vieux soldat, quoiqu'il fût jeune aussi, lui, mais respectable pour cette foule adolescente qui ne devait pas élever la voix devant un homme qui avait vu bien des batailles, et dont le sang avait coulé pour son roi[72-A]. Madame d'Audenarde fut toujours à merveille pour la mémoire de l'impératrice Joséphine, qu'elle n'appelait que sa bienfaitrice. Je l'ai entendue parler ainsi à l'Abbaye-aux-Bois, où je la rencontrais chez sa sœur, madame de Gouvello, ange de vertus et de piété, que Dieu vient de rappeler à lui.
[72-A]: Le général d'Audenarde a servi dans l'émigration dans l'armée de Condé.—Napoléon l'aimait et l'estimait beaucoup.